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Arrest du Conseil d'État du roi : portant suppression, à compter des 1.er & 6 août prochain, des loteries de l'École royale militaire, de l'Hôtel-de-ville de Paris, de la Générale d'association & de celle des communautés religieuses : création d'une nouvelle loterie sous le nom de Loterie royale de France, dont le premier tirage sera fait le 1.er septembre prochain : et union à la régie de la Loterie royale, des loteries des enfans-trouvés & de piété qui sont conservées : du 30 juin 1776.
A Paris : De l'Imprimerie royale 1776 - In-4° broché en feuilles tel que paru, non rogné, 12 pages bandeau, modèle du billet original et de la reconnaissance et table de comparaison des conditions des loteries étrangères de celles de la loterie royale de France (in fine); Sur la création, juste après la chute de Turgot, de la Loterie royale de France, ancêtre de la Française des jeux. Ce document comprend, après l'arrêt, le plan détaillé de la loterie, des modèles de billets et les comparaisons avec les loteries de Gènes, Rome, Venise, Milan, Naple, Vienne, Bruxelles et Berlin. La première loterie connue tirée en France date de 1539. Elle est l'oeuvre d'un Italien et reçoit l'autorisation du roi qui signe l'édit à Châteaurenard. Le loterie se nomme alors blanque, de l'italien blanca (blanche) d'après la couleur des billets où seuls ceux en noir, parmi les billets blancs distribués, sont gagnants. La blanque connaît peu de succès, et durant deux siècles, les loteries restent interdites ou simplement tolérées dans le meilleur des cas. Le retour des loteries date de la fin du xviie siècle avec la Loterie de l'Hôtel de Ville à Paris, qui permettait de payer les rentes des emprunts contractés par la ville, lorsqu'elle était à court d'argent (il s'agissait donc d'un palliatif budgétaire). Les loteries religieuses sont parfois autorisées par le pouvoir royal pour permettre à certaines congrégations en difficulté de trouver des revenus complémentaires. Elles évitent ainsi à la monarchie de devoir subvenir à leurs besoins. Les loteries permettent à de très nombreux ordres réguliers, faisant fi de la morale, de survivre au xviiie siècle, de réparer, rebâtir, voire construire de nombreuses églises, en particulier, à Paris, l'église Saint-Sulpice, ou encore l'église Sainte-Geneviève, futur Panthéon de Paris. Les loteries de l'Hôtel de ville à Paris servent également à financer la restauration des monuments. Le total des sommes générées par les loteries devient tellement important que durant la seconde moitié du xviiie siècle le pouvoir royal tente avec succès, mais non sans difficultés, de les récupérer à son seul profit. La monarchie commence par interdire ou récupérer pour elle certaines loteries, versant aux ordres religieux des indemnités inférieures aux revenus précédemment générés. Elle renforce également son arsenal juridique contre les tricheurs et les faussaires. La gradation des peines est révélatrice : modérée dans le cas d'une tricherie à une loterie religieuse, sévère dans le cas d'une loterie semi-publique comme celle de l'Hôtel de ville, allant jusqu'aux galères dans le cas des loteries d'État. En 1754, à l'initiative de Madame de Pompadour, naît la Loterie de l'École militaire, première vraie tentative de loterie nationale pour financer l'achat du Champ de Mars et construire l'École Militaire où quelques années plus tard Napoléon Bonaparte fera ses études. La Loterie de l'École militaire est transformée en Loterie Royale de France en 1776, l'année de la création de la Administration générale des loteries. L'État s'attribue un monopole qui, à la veille de la Révolution française, lui permet d'encaisser entre 5 et 7 % de ses revenus (estimation réalisée d'après les documents disponibles aux Archives nationales). Les loteries suscitent de nombreux débats et de violentes querelles tout au long du siècle entre les moralistes, philosophes des Lumières ou les théologiens qui considèrent les loteries comme de véritables arnaques, générant accoutumance, vice, crime et pauvreté parmi les joueurs, et d'autre part les bénéficiaires du produit des loteries. Les Archives nationales conservent un pamphlet (Des loteries, 1789) d'une virulence extrême contre les loteries, dont l'auteur est l'évêque d'Autun, Talleyrand. La loterie est supprimée en 1791 ou 1792 par les députés révolutionnaires, mais réapparaît dès 1799. Napoléon les multiplie, en créant de nouvelles dans les provinces conquises de l'Empire. [Attributes: First Edition; Soft Cover]
      [Bookseller: PRISCA]
Last Found On: 2018-01-08           Check availability:      AbeBooks    

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