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Procès-verbaux de la Commission des Quinze (nommés au sujet de mesures à proposer en raison des évènements de Paris.)
Registre in-folio, demi fleur de peau vert foncé (Maison Lemestre, Charles Broquet successeur, Versailles) et coins de velin vert ; 139 ff. manuscrits, recto seul, le surplus est blanc. Copie de l'époque, des travaux de la Commission dite "des quinze", nommée le 20 mars 1871, "au sujet des mesures à proposer en raison des évènements de Paris". Elle était composée de M.M. Audiffret-Pasquier, le duc de Cazes, Cordier, Bérenger, Ancel, de Lasteyrie, Jauré Guiberry, Ducrot, La Roncière le Nourry, Gauthier de Rumilly, Rameau, Vitet, Martin des Pallières, Delille, qui représentaient chacun un bureau de l'Assemblée réunie à Versailles. Cette Commission, consultative mais très active, joua un rôle important auprès de Thiers qui dès la fin du siège de Paris par les Prussiens, entama des négociations avec Bismarck afin que celui-ci libère des prisonniers militaires en masse pour organiser une armée qui assurerait la reprise et la répression de la Commune de Paris. La Commune de Paris fut provoquée par la conjonction de la déception des parisiens, qui avaient vaillamment résisté au siège des Prussiens qui ne purent jamais pénétrer dans la ville, lorsque le gouvernement capitula et fit ouvrir les portes de Paris aux troupes prussiennes qui défilèrent à la grande honte de la population, déception à laquelle vint s'ajouter la masse des opposants à Napoléon III qui avait abdiqué, au peuple qui commençait à être sensible aux idées de l'Internationale socialiste, aux anarchistes fort nombreux à l'époque, etc. Si la classe politico-militaire de l'époque n'avait pas trahi le pays, le parlement élu à la hâte à cette époque auraient pu gérer cette crise mais une partie de cette classe franchement réactionnaire voyait là l'occasion, de liquider des mouvements politiques nouveaux souvent républicains qui les inquiétaient et, là où nous n'avions pas réuni une armée suffisante pour délivrer Paris, Thiers et son gouvernement vont pactiser avec les Prussiens qui vont libérer plus de 100 000 prisonniers et les acheminer à la frontière française pour être ensuite remobilisés contre Paris, en coordination avec l'armée Prussienne qui occupe toujours l'autre rive de la Seine, à Choisy-le-Roi et qui participe, avec les "Versaillais", à l'encerclement de Paris.La lecture de ce document dont le texte reste assez difficile à se procurer, permet de bien comprendre que la classe politique française n'a rien fait pour négocier, pour apaiser, pour respecter, pour comprendre les mutins et que sa détermination a été toujours totale de détruire par le fer et le feu et dans le sang cette révolte des Parisiens. Le bilan sera particulièrement lourd : selon les historiens, le chiffre des communards tués dans les combats ou exécutés sournoisement se situe entre 6 000 et 20 000 et presqu'un siècle et demi après, aucun travail "public" n'a été entrepris pour faire l'histoire de cette période dramatique ; plusieurs dizaine de milliers de prisonniers furent fait dont plus de 10 000 seront condamnés par les tribunaux, un peu plus de 4 500 déportés, surtout en Nouvelle-Calédonie.Document fort rare. Parmi les sujets traités par cette Commission, au f.112, du 30 avril, on y apprend que la veille, "M. Thiers a reçu une délégation de Francs-Maçons, en assez grand nombre, portant leurs insignes et se présentant "au nom de la fraternité et de l'humanité, pour la cessation de la guerre"". f. 71 "quant à traiter avec l'insurrection, que les cinq à six cents coupables étaient d'abord livrés". (ces quelques centaines de coupables se transformeront en 15 000 morts, fusillés, déportés)coordination avec les Prussiens qui occupent l'autre rive de la Seine à Choisy-le-Roi et qui participent à l'encerclement de Paris. près de 100 000 prisonniers libérés par les Prussiens.Duplicité de Thiers : il a reçu une lettre de Mgr Darboy archevêque de Paris qui a été menacé par les communards, de représailles en raison des atrocités commises sur des insurgés arrêtés ou blessés. Thiers indique que tous les soins sont donnés aux insurgés capturés, la suite prouvera le contraire (le cas Flourens est "lumineux" à cet égard).f. 102 : il est signalé que Thiers parle sans cesse de l'entière bonne foi de Bismarck.Cette copie, probablement exécutée pour un des membres de la Commission, a été auto-censurée, certains passages sont restés en blanc !
      [Bookseller: Librairie Ancienne Clagahé]
Last Found On: 2016-09-18           Check availability:      Livre-rare-book    

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