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La Fable des abeilles, ou Les Fripons devenus honnestes gens. Avec le commentaire, où l'on prouve que les vices des particuliers tendent à l'avantage du public. Traduit de l'Anglois [par Jean Bertrand] sur la sixième édition.
Londres, Jean Nourse 1750 - 4 vol. in-12, [2]-XXXIII-396, [4]-362, [2]-LVI-339 et [4]-362 pp., basane fauve marbrée modeste, dos dos à nerfs, pièces de titre et de tomaison, encadrment de simple filet à froid sur les plats, tranches rouges (reliure de l'époque). Coins usés, manques aux coiffes supérieures. C'est la seconde sortie de la première traduction de l'ouvrage le plus célèbre de Mandeville, où l'on a voulu voir le mythe fondateur du "libéralisme" : la première, identique, était parue en 1740. Cet ouvrage très curieux que l'on ne peut ranger ni dans la catégorie des utopies, ni dans celle des satires contre-utopiques, a paru pour la première fois en Angleterre en 1705 (The Grumbling hive, or Knaves turn'd honest), sous la forme d'un poème qui ne fut alors guère remarqué. C'est à partir de l'édition développée de 1714-1719 (The Fable of the bees) qu'il a connu un succès considérable au XVIIIème siècle, auprès de certains philosophes, et tout particulièrement des économistes, non sans susciter par ailleurs le scandale chez les tenants d'un spiritualisme social. La thèse de Mandeville (1670-1733), médecin hollandais résidant à Londres, est développée dans une courte fable étoffée de commentaires, et se résume en quelques mots : "Supprimez, dit-il, ou restreignez l'égoïsme, la vanité, toutes ces passions que veut détruire la morale, vous portez atteinte à l'industrie et au commerce dont ils sont les moteurs". Comme l'indique Adam Smith dans l'exposé critique qu'il donne des idées de Mandeville, le fond de sa thèse est un rigorisme moral extrême qui, à la manière des cyniques, considère comme sensualité tout ce qui s'écarte de la sévérité ascétique, comme luxe, tout ce qui n'est pas de la première nécessité ; il voit donc, dans la civilisation industrielle qui se développait autour de lui, le témoignage de passions vicieuses, et il pense que les actes en apparence désintéressés ne peuvent être obtenus que par l'habileté d'un législateur, qui sait exciter la vanité ; la vanité, la plus forte des passions personnelles qui, lorsque nous agissons pour autrui, surpasse les plaisirs égoïstes que nous devons sacrifier. Mais ce n'est pas ce rigorisme que le XVIIIème siècle retient de Mandeville : c'est avant tout l'accord parfait entre l'égoïsme naturel et l'utilité sociale, fondé sur l'union égoïste des plus faibles pour se protéger collectivement des entreprises des plus forts. [Attributes: Hard Cover]
      [Bookseller: Librairie Historique F. Teissèdre]
Last Found On: 2014-10-10           Check availability:      AbeBooks    

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