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CONSIDÉRATIONS SUR LA FRANCE.
1797Londres [Bregenz, en Autriche?], en Commission chez J. Brentano, Libraire à Bregence, 1797. In-12 (107 X 173) demi-basane fauve à coins de vélin, dos lisse orné de filets, rosaces et fleurons dorés, pièce de titre maroquin ocre (reliure de l'époque); (2) ff. de faux-titre et titre, IV-246 pages. Feuillets uniformément roussis. Ex-libris gravé «Du Pac». RARISSIME CONTREFAÇON parue l'année de l'édition originale de ce LIVRE FONDATEUR. C'est le chef-d'oeuvre de Joseph de Maistre: il contient en germe tous les autres ouvrages de l'auteur. Rigoureusement interdit dès sa parution par les autorités françaises, il ne circula que sous le manteau et demeurera anonyme jusqu'à l'édition parisienne de 1821. Notre édition, tout comme l'édition originale publiée à Neuchâtel en avril 1797, et non à Bâle comme affirmé communément, possède la mention fictive de «Londres» sur le titre. UNE ÉDITION INCONNUE DES BIBLIOGRAPHES : imprimé sur vergé fin, notre édition annoncée «en Commission chez J. Brentano, Libraire à Bregence» est inconnue de Monglond, Talvart, Vicaire, Barbier et Clouzot. Monglond évoque seulement une édition publiée en 1802 par Brentano à «Bregenz», qui serait la première édition du XIXe siècle. Le chapitre XII, "Desiderantur", annoncé à la table, n'a jamais paru. Notre édition est strictement identique à l'édition originale: l'avertissement est composé en un corps plus gros que le reste du texte, la faute p. 147 «tyrannie» au lieu de «dynastie» n'a pas été corrigée, contrairement à ce qui avait été fait pour la première réimpression en 246 pages mentionnée par Monglond. Dans notre exemplaire, seule la pagination a été corrigée, car l'édition originale affichait «242 pages» en raison d'une erreur de numérotation page 241, alors qu'elle en contenait bien 246. La seule autre distinction concerne les bois gravés de la page de titre, et ceux présents à la fin de l'avertissement et en tête du chapitre premier: ils sont différents de ceux de l'édition originale, mais aussi de la première réimpression de 1797 en 246 pages. On peut donc estimer que notre édition est la première véritable contrefaçon de l'originale. La mention «en Commission chez J. Brentano, Libraire à Bregence», en bas de la page de titre, reste énigmatique. Nous n'avons trouvé cette mention que sur un seul autre titre: "Défense des Immigrés Français, adressée au Peuple français, du marquis Trophime Gérard Lally-Tollendal", publié en 1797 à Hambourg, chez P. F. Fauche. Or, c'est LouisFauche-Borel, agent royaliste à la solde de la Prusse et de l'Angleterre, qui a publié l'édition originale des "Considérations" en avril 1797. UN BRÛLOT CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE : fils du président du Sénat de Savoie, élevé dans son Chambéry natal, Joseph de MAISTRE (1754-1821) était sarde, et non français. La suppression des Parlements, la réunion de la Savoie à la France et l'exécution de Louis XVI le jetèrent pourtant dans les rangs des adversaires enragés des hommes et des idées de 1789. En 1797, il fit paraître ses "Considérations sur la France" qui enthousiasmèrent les partisans des Bourbons par son analyse en profondeur des causes, du développement et de l'avenir de la Révolution. LIVRE LUCIDE ET PROPHÉTIQUE, servi par un style admirable, il prévoit dans les moindres détails la manière dont se déroulera la Restauration. L'ouvrage produisit une vive et profonde impression sur la haute société européenne, s'inscrivant en faux contre le manifeste de Benjamin Constant en faveur du ralliement à la République. Son espérance d'une résurrection d'un pouvoir charismatique à caractère sacré exercé par un sauveur guidé par Dieu a toujours rencontré des adeptes. Mais cette postérité de l'intolérance a relégué dans les oubliettes de la mémoire collective ces "Considérations" pourtant bien supérieures tant par le style que par sa juste vision de la société française, aux "Soirées de Saint-Pétersbourg". Cette apologie de l'Ancien Régime ouvre la voie aux ultras de la Restauration qui deviendront les légitimistes de la Monarchie de Juillet et du second Empire, avant de rejoindre les rangs de l'Action Française sous la IIIe République. Face à la philosophie des Lumières et à son héritier, le libéralisme, Maistre se dresse, le premier, en défenseur de l'ordre et de la tradition, en champion de l'absolu philosophique et de l'orthodoxie politique. Par la lucidité de ses analyses et la vigueur de son style, ce «prophète du passé» mérite le respect et non les sarcasmes tendant à faire de lui fort injustement, selon le mot de Cioran, le génie et la providence de tous les despotismes de notre siècle. (Jean Tulard). Malgré son caractère excessif, cette oeuvre reste UN DES PLUS BEAUX ET DES PLUS PÉNÉTRANTS HOMMAGES RENDUS À LA FRANCE ET À SA MISSION PROVIDENTIELLE DANS LE MONDE. Mention manuscrite ancienne à l'encre noire qui donne le nom de l'auteur et ses charges sur le feuillet de titre, ainsi que quelques commentaires à l'encre de la même main dans le corps de l'ouvrage. Ces mentions sont celles de Gabriel Marie DU PAC DE BELLEGARDE (1754-1849), qui a signé «Cte Du Pac» à l'encre noire au-dessus de son ex-libris. AGRÉABLE EXEMPLAIRE en reliure strictement d'époque. (Provenance: Comte Gabriel Marie du Pac de Bellegarde (ex-libris). - Bibliographie: Monglond, "La France révolutionnaire", T. IV, 6 - Benoît Yvert, "En Français dans le texte", n°229 - Laffont-Bompiani, "Dict. des Oeuvres", T. I, p. 515 - Barbier, I, 713-14 - Talvart, XIII, 82-B - Clouzot, 191). NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
      [Bookseller: Librairie ancienne & Moderne Eric Castér]
Last Found On: 2016-09-25           Check availability:      Livre-rare-book    

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