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PEGGY BLACKSKIN ou esclavage et préjugé - VOIART Marcel TASTU Madame (née Voïart - 1845. [1205252]
Sans lieu 1845 pour la création du roman, 1860 pour la date de ce manuscrit. In-4 2 feuillets non chiffrés (titre, avertissement)1-171pp (environ 26 à 36 lignes par page) 1 feuillet non chiffré. Ecriture fine, serrée, élégante et bien compréhensible. Sans sa reliure, encre légèrement pâlie mais très lisible, traces anciennes d'humidité sur les 8 derniers feuillets, 2 trous sur un feuillet non chiffré sans perte de texte. Un texte intelligent et bien documenté qui ne fut pas édité et dont l'auteur offre une copie en 1860 à sa fille Amable sa "petite créole bien-aimée". Jean-Marcel Voïart né à Garches devint commissaire principal de la Marine à l'île Bourbon où il se maria en 1837. Un extrait d'acte de naissance conservé dans son dossier aux Archives de la Légion d'Honneur (cote LH/2736/7) nous apprend que ses parents étaient Jacques-Philippe Voïart et Jeanne Amable Bouchotte, il est de ce fait le frère de Sabine Casimire Amabke Voïart, célèbre femme de lettre plus connue sous le nom de Madame Tastu (dont il cite quatre vers page 101). Ceci malgré les affirmations du Grand Larousse Universel qui prête à Madame Tastu une soeur et une demi-soeur. Dans cette famille où tout le monde s'adonnait aux Belles Lettres, Marcel Voïart ne dérogea pas à la tradition: outre cette oeuvre inédite d'un grand intérêt, il laissa des épîtres et des comédies-vaudeville (Bibliographie du corpus de littérature francophone de l'Océan Indien pages 12 et 13). Il mourut en 1864. Bien qu'il se défende d'avoir écrit un roman, Marcel Voïart a choisi "un canevas sur lequel (...) marier les nuances diverses des opinions soulevées par les questions" qu'il se propose de traiter dans un style qui intéressera un vaste public, ajoutant:"tous les faits que j'ai cité sont vrais, toutes les considérations dans lesquelles je suis entré sont appuyées sur des observations faites (...) en présence des hommes et des choses. Le jeune Evariste Verlac se rend à l'île Bourbon pour juger par lui-même du sort des esclaves; ses rencontres servent de fil conducteur: conversations avec des planteurs créoles, témoignage sur les préjugés raciaux et les vides juridiques même à l'égard de personnes nées libres comme Peggy Blackskin (jolie métisse française et indienne douée d'excellentes qualités), description des moeurs et de la condition des esclaves (soignés, nourris, logés par leurs maîtres, leur sort semble meilleur que celui des journaliers en Metropole), hypothèses sur les risques de catastrophe économique pour l'île en cas d'abolition et de désordre social, les anciens esclaves ne pouvant occuper des emplois jusqu'alors réservés aux "petits blancs", recherche de solutions pour une disparition progressive de l'esclavage. Considérations agrémentée d'une intrigue amoureuse entre la belle Peggy et le jeune Verlac, qui se lit encore avec plaisir et de passages en langue créole.
      [Bookseller: Librairie du Sagittaire]
Last Found On: 2016-09-22           Check availability:      Livre-rare-book    

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