L'AMANT RENDU PAR FORCE AU COUVENT DE TRISTESSE.
Paris, Guillaume Nyverd (?) vers 1525 "Petit in-8 gothique (129 x 90 mm) de 4 ff.n.ch. ; maroquin chocolat, dos à nerfs, titre or, encadrement à froid de filets et fleurons sur les plats, deux filets à froid sur la bordure intérieure, tranches dorées (Bound by Rivière & Son)." "Édition non citée par Brigitte Moreau. – Pour d'autres éditions voir : Brunet, I, 221 ; Rothschild, I, 522 ; Bechtel, Catalogue des gothiques français, 2008, A-167. Très rare édition gothique, inconnue des bibliographes. Elle contient un poème de seize huitains décasyllabiques composé à la manière des Arrêts d'amour de Martial de Paris, dit Martial d'Auvergne (v. 1430-1508), qui lui-même s'inspirait des thèmes galants développés par Alain Chartier dans La Belle dame sans merci. Le titre est orné d'un joli bois gravé placé entre deux fragments de bordures : l'amant agenouillé tient la main gauche de sa dame pendant qu'il lui déclare sa flamme ; près de lui, un autre personnage masculin (les deux messieurs tiennent une lance de la main droite). Au verso du dernier feuillet, sous le mot ""Finis"", on trouve deux autres fragments de bordures avec figures et fond criblé. Brunet décrit une édition proche de celle-ci, placée à la suite de L'Amant rendu cordelier à l'observance d'amours (Guillaume Nyverd, v. 1525), poème que l'on a longtemps attribué, tout comme cet Amant rendu par force dont il semble être le modèle, à Martial d'Auvergne. L'exemplaire Rothschild, que Picot date de 1525 environ, présente des variantes : le titre est disposé comme le nôtre sur trois lignes et comporte les mêmes césures (""Lamant re[n]du / par force au cou=/vent de tristesse""), mais le bois gravé, différent, est entouré de quatre fragments de bordures dont une seule est identique à celle qui clôt notre volume. Cette édition, dit Picot, ""est différente de celle qui a été reproduite par M. A. Montaiglon dans le Recueil de Poésies françoises (IX, 321-326) et dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque nationale"" (il se réfère sans doute à l'édition imprimée à Paris vers 1510 par Jean Trepperel, sans doute la première de ce singulier poème). ""Petite pièce en vers anonyme qu'on trouve seule ou parfois imprimée en 4 ff. à la suite de L'Amant rendu cordelier"", commente brièvement Guy Bechtel, qui ne recense aucun exemplaire de notre édition (celui de Lignerolles, cité dans la notice de L'Amant rendu cordelier, comportant une illustration différente). Ravissant exemplaire avec de bonnes marges, finement relié."
[Bookseller: Librairie Thomas-Scheler]
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