MAUPEOU chancelier de
L.S.
(Paris), 19 octobre, 1778, - in-12, 1 pp. Lettre datée du 19 octobre 1778 du chancelier de Maupeou dans laquelle il informe son correspondant qu'il recevra "de Denis (Itasse) de la Roque les frais faits jusqu'à ce jour résultants du proceds verbal de Carti pour Le Gland". Il demande des nouvelles de la santé de sa fille. Sont joints 2 P.A. (déreliées) : - Certificat de vie de Maupeou, à létat de projet, dressé à Thuit, les19 février et 12 octobre 1783. "Nous, François Antoine Boulloche bailly juge civil criminel et de police du bailliage dAndelis et dépendance, membre du duché pairie de Gisors appartenant à son Altesse Serenisime Monseigneur le Duc de Penthièvre ( ) certifions et attestons que très haut et très puissant seigneur Monseigneur René Nicolas Charles Augustin De Maupeou ( ) chancelier de France, commandeur des ordres du Roy, marquis de la Motte, seigneur de Bruyères, du Thuit et autres lieux, demeurant ordinairemenjt à Paris à lhôtel de la chancellerie place Vendosme ( ) est vivant pour sêtre présenté aujourdhuy devant nous ( )" - Une reconnaissance de Maupeou donnant procuration "au sieur Négier de Sonet, conseiller au présidial et maire honoraire de la ville du Mans" pour recueillir en son nom l'héritage, en cas de décès, de "Madame de Mauluy de Chenevière, épouse de Mr de Chenevière président honoraire du présidial de la ditte ville", et de régler les affaires et titres avec les cohéritiers. La procuration est datée du 19 avril 1786 au château de Thuit. D'une famille de magistrats originaires de Montpellier, René Nicolas Charles Augstin de Maupeou (1714-1792) fut premier président du Parlement de Paris entre 1763 à 1768 à la suite de son père René-Charles, puis désigné comme chancelier de France à la démission de Guillaume de Lamoignon. À cette époque, Maupeou réunissait les fonctions de Grand Chancelier et de Garde des sceaux, poste qu'il conserve jusqu'en 1774, date à laquelle le nouveau roi Louis XVI le fit remplacer par Mirosmesnil, sur les conseils de Maurepas. Sa réforme des Parlements entreprise en 1771 au profit du pouvoir royal, avait causée la chute de son ministère.
[Bookseller: Librairie Historique F. Teissèdre]
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