"BASILE DE CÉSARÉE, saint;"
[De legendis Antiquorum libris opusculum]. E Magno Basilio Leonardi Arretini traductio ad Colucium.
Florence Piero Pacini 1505 "Petit in-4 de 10 ff.n.ch. avec simple titre de départ (A6-B4) ; veau glacé fauve, dos lisse orné en long de deux fleurons et du titre (""Basilii Epistolæ. 1505""), double filet intérieur, pointillé sur les coupes, tranches dorées (reliure du début du dix-neuvième siècle)." "Sander, 811 ; Kristeller, 47 ; Edit-16 cite deux exemplaires en Italie (Bibliothèque d'Arezzo et Bibliothèque Angelica de Rome). Manque à la BnF et à la BL. Non cité par Adams. Rare impression florentine illustrée. Elle contient le texte latin d'une épître dans laquelle Basile de Césarée, dit Basile le Grand (Cappadoce 329-379), l'un des principaux Pères de l'Église grecque, consigne ses opinions sur les auteurs de l'antiquité : poètes, scientifiques ou philosophes. Il s'agit en quelque sorte d'un petit traité ""pré-humaniste"", saint Basile interrogeant les auteurs grecs afin d'en extraire ""les semences de vérités naturelles et les principes de vertus qu'ils renferment"" (Villemain). Les lettres sont encore aujourd'hui la partie la plus vivante de l'imposant corpus que nous a légué saint Basile : le style en est pur, la pensée solide ; partout on y ressent la présence ou le reflet de la littérature antique. Cette traduction latine est due à l'humaniste italien Leonardo Bruni (1369-1444), dit l'Arétin d'après sa ville natale, Arezzo. Excellent helléniste, il étudia à Florence avant de devenir le secrétaire apostolique d'Innocent VII, Grégoire XII, Alexandre V et Jean XXIII (ce dernier fut déposé lors du concile de Constance). De retour à Florence, il termina sa carrière comme chancelier de la république. L'ouvrage est adressé par Bruni à un autre humaniste florentin, Coluccio Salutati (1331-1406), un ami de Poggio Bracciolini, poète latin et érudit renommé – on lui doit la découverte d'une grande partie de la correspondance de Cicéron – dont la carrière présente plusieurs traits de ressemblance avec celle de son cadet : il fut comme lui secrétaire apostolique (sous Urbain V et Grégoire XI), et chancelier de Florence.. L'ouvrage est illustré d'une vignette gravée sur bois représentant un moine à son scriptorium : Kristeller et Sander signalent qu'elle a déjà été utilisée dans une Epistola de Savonarole imprimée vers 1495. Deux lettrines ornées et trois marques de l'imprimeur Piero Pacini, natif de Pescia (Toscane) mais actif à Florence à la fin du quinzième siècle et au début du seizième, complètent l'ornementation du volume. Nombreuses annotations à l'encre brune dans les marges et les interlignes, contemporaines de l'ouvrage, d'une belle écriture humaniste. Très élégante reliure en veau glacé. Faibles rousseurs ; le ciseau du relieur a un peu écourté quelques notes marginales. Monogramme AG couronné, à l'encre rouge, au bas du premier feuillet."
[Bookseller: Librairie Thomas-Scheler]
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