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SAINT-PIERRE ET MIQUELON]

Notice sur les établissements français des pêcheries dans l’Amérique du nord

      - Manuscrit [début XIXème]. 32 pages en un cahier in-folio (dont table des matières et bibliographie) sous étui-chemise moderne de papier bleu clair. Important mémoire sur le développement des pêcheries françaises à Terre-Neuve et dans les îles de Saint-Pierre et Miquelon depuis la prise de possession de Terre-Neuve par le florentin Jean Verrazini au nom de Francois Ier en 1525 puis l’établissement de Jacques Cartier jusqu’au traité de Paris en 1814. Cette étude décrit la situation géographique des îles du Golfe du Saint-Laurent, en évoquant les premières explorations effectuées par des pêcheurs basques : « On rapporte que ce fut d’un pilote biscayen que Christophe Colomb reçut les premières notions sur l’existence d’un nouveau monde », et le partage de ces territoires entre colons français et anglais. La pêche à la morue se développe sous la protection d’Henri IV, plusieurs arrêts et ordonnances favorisent la pêche côtière jusqu’au traité d’Utrecht en 1713 qui donne l’Acadie aux Anglais. Les Français se rassemblent alors sur l’île du Cap Breton (île Royale), jusqu’à ce que les guerres de Succession d’Autriche puis de Sept ans ne les confinent aux îles de Saint-Pierre et Miquelon. « Mais ces débris quelques faibles qu’ils fussent étaient encore pour la France d’un grand intérêt ». Vers 1765, le produit de la pêche est évalué à 300 000 quintaux de morue. De nouveaux privilèges de pêches sont arrêtés pour combattre la concurrence anglaise. Puis c’est la guerre d’Indépendance américaine avec les premières victoires des Anglais et le traité de 1783 qui rétrocède ces îles à la France avec possibilité de les fortifier. La progression de l’industrie de la pêche est à nouveau interrompue pendant la Révolution. Les îles tombent à nouveau aux mains de la Grande-Bretagne, puis sont définitivement rendues à la France par le traité de Paris de 1814. Le mémoire conclut que la pêche française peut et doit redevenir aussi importante qu’avant la guerre : « Nous possédons les mêmes établissements que nous avions alors ; nous avons le droit de pêche dans les mêmes parages, et l’abord nous est permis sur les mêmes côtes, mais après 25 années d’interruption, la générosité actuelle de nos gens de mer et de nos commerçants, a besoin peut-être que le temps et le maintien de la paix rendent à leurs travaux et à leurs spéculations cette direction utile dont ils ont été si long temps écartés. [ ] Cet établissement est le seul point sédentaire que nous ayons dans ces mers [ ] c’est par lui surtout que l’ont peut espérer de ranimer un genre d’industrie dont l’effet est d’augmenter la masse des subsistances, de vérifier le commerce et de former les marins que les autres navigations détruisent ». Suivent quelques moyens d’amélioration et le rappel de statistiques des années 1770 sur le produit de la pêche

      [Bookseller: CHAMONAL]
Last Found On: 2009-11-16          Check current availability from:     AbeBooks


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