JOSEPHUS FLAVIUS
Les 10 Derniers Livres Des Antiquités Juives
Ce livre est la seconde partie des "Antiquités juives". La première partie a été publiée 2 ans plus tôt. In Venigia, A presso Baldassar Costantini al Segno di. S. Giorgio, 1549. Murray cite une édition de 1612 et Graesse une autre 1564. Texte en Italien du 16e. Format : 11 sur 15 cm. 299 pages. Reliure en parchemin, restauration ancienne sur le dos et sur une partie des plats, titre manuscrit au dos, frontispice restauré avec marque typographique répétée en dernière page, belles lettrines dorées. Trou de vers en marge basse des 9 premiers feuillets, sans atteinte au texte. Bel exemplaire malgré les défauts cités. Après l'Histoire des juifs, « Les Antiquités juives » est une des oeuvres les plus célèbres de ce soldat, diplomate à la cour de Néron, commandant en tête en Galilée, médiateur entre judaïsme et paganisme, romain citadin, fils adoptif de Vespasien. Les "Antiquités juives" relatent l'histoire des Juifs depuis Abraham. Extrait de l'Encyclopédie Universalis : À sa naissance (an 1 du règne de Caligula), il reçut le prénom de Joseph et le patronyme de ben Mattithiahu (fils de Mathias), auquel il pouvait adjoindre ha-Cohen (le prêtre) puisqu'il appartenait à une très noble lignée sacerdotale. Son éducation fut centrée sur l'étude sacrée. À treize ans, il était en mesure d'interpréter les textes pour des prêtres ou des notables moins savants. En un temps où le judaïsme était divisé en trois principaux courants : sadducéen, pharisien, essénien, il s'intéressa à chacun d'eux avant d'opter pour le courant pharisien. C'est sans doute à la demande de Vespasien que Josèphe écrivit son Histoire de la guerre des Juifs contre les Romains. Il entreprit d'écrire toute l'histoire de son peuple depuis les origines jusqu'à la veille du conflit avec Rome, dans un vaste ouvrage en vingt livres, LES ANTIQUITÉS JUIVES. Il s'agissait de démontrer que ce peuple vaincu et donc décrié était d'une très haute antiquité (ce qui était synonyme de noblesse) et possédait de grands hommes. Dans la première partie (I à X), Josèphe suit de près les récits bibliques, mais les modifications qu'il y apporte laissent entrevoir l'apport de toute une tradition orale, que l'on retrouve plus tard dans le midrash. On y décèle également quelques explications rationalistes (par exemple à propos du passage de la mer Rouge) destinées à son public romain ou grec. Dans la seconde partie (XI à XX), qui correspond pour l'auteur à de l'histoire moderne et contemporaine, il suit d'abord le livre I des Maccabées, puis il développe le règne des derniers Hasmonéens, celui d'Hérode, l'ère des procurateurs dont il avait été question plus brièvement au début de La Guerre. Sur cette période, il est notre seule source, ce qui explique l'importance historique de son oeuvre. Au chapitre XVIII des Antiquités apparaît un bref passage relatif à Jésus connu sous le nom de Testimonium Flavianum. C'est à lui sans doute que l'oeuvre de Josèphe doit sa survie, puisque l'Église a pu la considérer de ce fait comme une sorte de « cinquième Évangile ». Cependant, il ne fait aucun doute aujourd'hui que ce passage (comme on a commencé à le soupçonner dès le XVIe siècle) constitue, sinon dans sa totalité, du moins partiellement, une interpolation due à une main pieuse. D'abord encensée par l'Église, son oeuvre fut remise en question par certains théologiens, catholiques notamment, en raison de ses divergences avec les récits évangéliques (dates du règne d'Hérode, du recensement de Quirinius, absence de mention du massacre des Innocents, cause de la mise à mort de Jean-Baptiste).
[Bookseller: livres-et-autographes.com]
|